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~Accidentally Eli street where friends and strangers sometimes meet~ [entries|archive|friends|userinfo]
Eli

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あけおめ [Jan. 5th, 2007|07:47 pm]
Eli
[Current Mood |indescribableindescribable]

Cela fait déjà deux jours que je suis rentrée à Tôkyô, déjà... Quand j'y pense, cela me laisse toujours aussi songeuse et mélancolique.
Je n'aurais pas cru que le fait d'être de retour dans la capitale nippone, chez moi, serait aussi difficile. Car oui, j'ai passé une semaine inoubliable chez ma chère Tomoko, que je ne peux désormais plus appeler par son simple pseudonyme Hideka.

J'étais partie pour Osaka le coeur un peu lourd après Noël et j'ai finalement trouvé là-bas tout ce que j'aurais pu souhaiter pour mon séjour d'un an au Japon. Comment raconter tous les instants passés, ces petits moments de bonheur simples que j'ai chaque jour un peu plus eu la chance de vivre? Comment partager ces souvenirs que je voudrais exprimer par des mots mais que je n'arrive pas à transmettre ici?
J'ai vécu une semaine si forte émotionnellement parlant que, malgré tous mes efforts et ma bonne volonté, je ne me sens pas capable de la raconter.

Ce fut simplement une rencontre. La rencontre avec une famille qui m'a tout de suite acceptée et intégrée et que je pourrais maintenant considérer comme la mienne. La rencontre de personnes qui ont effacé d'un coup de baguette mon mal du pays et m'ont fait une place au sein de leur foyer. La rencontre de personnes qui pourraient incarner à elles seules les raisons de ma présence ici, au Japon.

J'aimerais pouvoir mettre des mots sur ce que je ressens et savoir que je suis comprise mais cela m'est impossible pour l'instant.
Restent des clichés, beaucoup d'images qui sont comme les fragments de tous les instants précieux qui se sont succédés en l'espace d'une courte - bien courte... trop courte, semaine.

http://i103.photobucket.com/albums/m129/eli_street/




Bonne Année.
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メリークリスマス [Dec. 25th, 2006|05:12 pm]
Eli
[Current Mood |nostalgicnostalgic]

Joyeux Noël à tous!

Si en France la journée commence à peine après, je l'imagine, un réveillon festif, au Japon le soleil se couche déjà, marquant ainsi la fin de la bien-aimée journée de Noël.

Cette année, Noël avait une saveur particulière puisque pour la première fois, je me trouvais loin de mes proches pour la fête la plus familiale que je connaisse. Je me rappelle m'être plaint l'année dernière à l'idée de passer le réveillon chez des amis de ma mère et de ma soeur mais avec le recul, cette soirée avait pris une tournure très agréable.
Pour Noël, j'aurais aimé pouvoir me téléporter, ou bien être dotée d'ubiquité, afin d'être en France l'espace de vingt-quatre heures car, je ne peux pas le nier, j'ai ressenti un terrible mal du pays hier et aujourd'hui.

J'ai passé le réveillon chez Risa, qui m'a bien sûr fait la gentillesse de m'inviter chez elle à cette occasion, mais malgré tout, je n'ai pas vraiment ressenti l'esprit de Noël dans tout ça. Nous avons fait un très bon repas, certes, mais nous étions quatre: Risa, sa mère et sa soeur, et moi. Ses petits frères étaient soit absent, soit couchés, et son père est arrivé une fois la table desservie.
Après le dîner, une amie de Risa nous a rejoint ainsi que sa cousine et nous avons regardé des dvds empruntés au Tsutaya, bien au chaud sous le kotatsu (grande première et verdict: j'adore!) et en buvant divers cocktails.

Le lendemain, la mère de Risa a tenu à nous inviter à Kobeya, un restaurant assez chic qui sert de la cuisine occidentale et est particulièrement réputé pour ses diverses variétés de pains.
Une fois encore, c'était un régal mais je me sens à présent très mal en voyant l'image que me renvoie le miroir: comment est-il donc possible de grossir autant en une journée? Les efforts de plusieurs mois, pfiou! balayés d'un coup, c'est décourageant et il y a vraiment de quoi me dégoûter de la nourriture.

J'ai quitté la petite famille après le déjeuner car je devais rentrer chez moi afin de préparer mes valises pour mon voyage à Osaka.

Voilà donc résumée en quelques lignes mon expérience de Noël au Japon.
Comment dire? Aussi sympa que cela fût, je n'ai pas vraiment l'impression que c'était Noël. Il n'y avait pas cette magie, cette ambiance particulière que je ressens d'habitude, mais je mets véritablement cela sur la différence de culture (je crois que le Nouvel An sera bien différent) mais aussi et peut-être surtout, sur la distance qui me séparait de ma famille.
Je me suis mise à pleurer sans pouvoir me contrôler lorsque j'ai transmis à la famille de Risa les voeux de ma mère qui m'avait envoyé un mail sur mon portable. Je m'en veux beaucoup de les avoir embarassés comme ça, ça ne se fait pas. Sa mère voulait même que je téléphone en France depuis leur ligne, mais j'ai refusé car cela n'aurait fait qu'empirer les choses et je ne me sentais pas le coeur à abuser de leur hospitalité.
De même, en rentrant chez moi en début d'après-midi, j'ai eu une nouvelle crise de larmes, partagée entre le désespoir que m'inspire ma silhouette et le besoin d'être auprès de ma famille en ce jour particulier. Chaque année, je me plains de la façon dont je passe les fêtes, notamment chez mon père avec qui je ne fais jamais rien de particulier. Mais finalement, même cette routine toute bête me manque, parce que j'en avais l'habitude.

Vous verrez, l'année prochaine, je me plaindrai encore une fois en songeant que j'étais au Japon l'année précédente et que j'aimerais bien y retourner.
Néanmoins, je pense que la distance m'a permis de réaliser la valeur de certaines choses qui passaient pour acquises depuis bien longtemps. C'est aussi ça, l'intérêt de mon séjour: je prends du recul par rapport à ma vie "d'avant" et j'apprends à en apprécier jusqu'aux choses les plus banales et les plus simples. Cela me fait d'ailleurs un peu peur, parfois, car j'en viens à me poser cette question assez terrible: malgré la passion que je porte au Japon, serai-je vraiment capable de faire ma vie loin de la France?
Bien sûr, j'arrive à gérer mon quotidien japonais et je l'apprécie mais parfois, je me demande si dans le futur, je pourrai vraiment faire ma vie ici. Je suppose qu'il s'agit là de questions assez courantes lorsque l'on fait un séjour prolongé loin de son pays, qui plus est durant ce genre de période critique, mais la remise en question qu'elles impliquent est assez désarçonnante.
C'est peut-être mieux de douter que d'idéaliser mais cela m'effraie et me rend honteuse tout à la fois. Est-ce que je mérite d'être ici, au Japon, alors que mes certitudes sur l'avenir se voient quelque peu ébranler?

Comme quoi Noël, c'est l'occasion d'une grande introspection on dirait. En vérité, mes périodes de doute vont et viennent. Elles me rendent visite dans mes moments de solitude mais en-dehors de cela, la vie continue en suivant son train de fête. Jamais le temps de s'ennuyer quand on est au Japon et, ne vous méprenez pas, je n'ai aucune hâte de revenir en France paradoxalement.

Je ne sais pas si mes sentiments sont très clairs pour un regard extérieur.

Pour en revenir au Noël japonais, comme je le disais, l'atmosphère est bien différente. Il y avait le sapin (en plastique cependant) mais seulement des cadeaux pour le petit dernier de la famille.
Pas non plus de rassemblement dans les formes, comme je l'ai expliqué plus haut.
L'effervescence qui s'empare des foyers français à Noël n'était pas vraiment présente. Dans les magasins, on voyait les gens se précipiter pour acheter le gâteau du réveillon, preuve tout de même que la plupart des Japonais préparent un petit quelque chose de spécial pour le dîner, mais, vraiment, une ambiance très différente.
Partout il y a les parures de Noël mais l'esprit, lui, n'y est pas tellement ou du moins, pas de la même manière. D'ailleurs, Noël n'est absolument pas férié ici alors dès le matin le quotidien a repris le pas sur les festivités éparses.

Comme une imbécile, je n'ai même pas pris de photo du réveillon et pourtant j'avais sorti mon appareil. Le prochain Noël au Japon, je ne sais pas quand je le vivrai et je n'ai même pas eu l'esprit d'immortaliser cet instant, à part un seul et unique cliché.
Quelle idiote, quelle idiote! Que je m'en mords les doigts à présent!

Dans la série des regrets, il y a aussi la tant attendue journée à Disneyland samedi. Des mois! cela faisait des mois que j'attendais cette occasion et finalement, cela s'est transformé en un bien triste gâchis.
Comme le jour de ma sortie à Kamakura en octobre, j'ai été prise en milieu de journée par un mal de ventre qui est progressivement devenu insoutenable, s'accompagnant de nausées et d'un sentiment d'oppression fort désagréable. A 17 heures et quelques, nous quittions le parc car je n'aurais pas pu tenir davantage.
Pas de parade électrique donc, et peu d'attractions faîtes, d'autant plus que le parc était encore plus bondé que ce que nous craignions. Une invasion de couples à la recherche du kawaii et quelques familles, telle était à peu près la population de Tôkyô Disneyland. A notre grande surprise, nous faisions partie des très rares gaijin, ce qui nous a valu des coups d'oeil assez agaçants à la longue.

Vous pensiez que l'attente à Disneyland Paris était excessive? Venez donc faire un tour du côté de Tôkyô, où vous devrez par exemple patienter 210 minutes (3h30, je vous épargne la conversion) si vous voulez goûter au frisson de la Maison hantée. Avec ça, vous comprendrez que nous n'avons pas eu la chance d'y pénétrer!

Temps d'attente infernal et manèges plus rapides, il me semble. Blanche-Neige en était carrément violent! Nous nous sommes fichu d'un gars qui tirait une drôle de tête en sortant mais nous avons compris après qu'il avait de bonnes raisons. C'était justement peu après que mon mal de ventre s'est déclaré, alors je peux vous dire qu'être secouée comme dans un manège à sensations fortes ne m'a pas arrangée. Le Train de la mine à côté, c'était presque de la gnognotte!

En revanche, ce dernier, ainsi que Le Petit Monde redécoré aux couleurs de Noël et Le vol de Peter Pan, étaient un peu différents de la France mais nous ont beaucoup plu!

Carton rouge au château de Cendrillon qui ne vaut pas celui de la Belle au bois dormant, aux boutiques où certains articles attendus faisaient défaut, et aux Japonais que l'on retrouve dans ces mêmes boutiques: de vrais mal-élevés!

Voilà le bilan. Mais il faudra bien que l'on y retourne car nous n'avons pas pu faire grand chose par ma faute.

En rentrant, j'ai eu au moins la bonne surprise de trouver dans la boîte aux lettres une carte de Noël de la part de mon père, assortie d'un CD de musique classique que je lui avais demandé de me choisir en tant que cadeau. Malgré tout, je n'ai pu que m'écrouler encore toute habillée sur mon lit avant de rassembler mes forces pour me mettre en pyjama et extinction des feux à 21h pour tomber dans un sommeil qui m'aura fait faire le tour du cadran.

J'étais tout de même encore bien fatiguée chez Risa et me suis endormie dès le début du deuxième dvd. Pas bien vaillante la ptite Elizabeth!

Et à présent, il faut que je poursuive mes préparatifs, histoire de ne pas me coucher trop tard et d'être en forme pour le départ demain. Le voyage dure environ huit heures, cela me laissera le temps de pioncer encore un bon coup avant d'arriver à Osaka et de retrouver Hideka.
Je crois que le réveillon du Nouvel An sera une toute autre fête. D'une part parce que la famille chez qui je vais m'a l'air d'attacher une importance toute particulière aux relations entre ses membres. D'autre part car le Nouvel An est la fête familiale par excellence et que Hideka prévoit un grand rassemblement, avec sa famille et ses amis pour l'occasion.
Cette fois, il ne faudra pas oublier de prendre des photos, ce serait vraiment dommage!

Mais ça, c'est un autre épisode de mes aventures au Pays du Soleil levant que je ne pourrai conter qu'à mon retour, c'est-à-dire le 3 janvier.

Je vous souhaite donc de passer d'agréables fêtes de fin d'année et je vous dis, avec un peu d'avance, Bonne Année 2007! et pensez à moi l'après-midi du 31 quand je vous devancerai dans le passage à la nouvelle année.
Peut-être que je tirerai un petit bilan de l'année écoulée car ma foi, on ne peut pas dire qu'elle ait été ordinaire. Pourvu que 2007 soit encore plus riche en petits bonheurs et en nouvelles expériences!
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hannah (ou ahna? =D) [Dec. 22nd, 2006|03:24 am]
Eli
[Current Mood |surprisedsurprised]

Nan, j'y crois pas!

http://081.in/hannah/main.html

Nao et Takaya de retour, ensemble dans le même groupe... Et dire que j'avais tourné la page et m'étais désintoxiquée. Mais si ces deux-là reviennent, je ne peux pas passer à côté. Encore heureux que je sache gérer mes passions musicales raisonnablement maintenant, même pour eux.

Vivement de plus amples informations.

Oui, je poste à cette heure-là rien que pour ça.


Et samedi on va à Disneyland *o*!
Tôkyô Disneyland + samedi + début des vacances scolaires + jour férié pour l'anniversaire du bien-aimé empereur => préparons-nous psychologiquement à affronter la foule et les heures d'attente, youhou!


Oups, je viens de voir une photo de Nao au ski... c'est dur d'être une fan raisonnable quand même. Quoique, je me porte bien.

EDIT: Et en plus on peut laisser des commentaires sur leur blog. Mais non, je ne pousserai pas le vice jusque là.
Non, en fin de compte, je suis simplement curieuse de découvrir ce qu'ils vont produire. Mais tout de même, quelle surprise!
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Kabuki [Dec. 19th, 2006|11:59 pm]
Eli
[Current Mood |gratefulgrateful]

Je reviens tout juste du kabuki-za, tellement ravie par le spectacle auquel j'ai assisté que je me suis sentie le besoin de poster à ce sujet avant que ma mémoire ne me fasse défaut.

Pour la deuxième fois depuis notre arrivée au Japon il y a trois mois, Lucie et moi avons eu la chance de recevoir des places de kabuki offertes par une amie de Tama. Nous l'avions remerciée la première fois en lui écrivant une petite carte postale à la japonaise et cette attention lui a tellement fait plaisir qu'elle nous a de nouveau gâtées.

Si nous étions au balcon la première fois, ce coup-ci, nos sièges se trouvaient vers le fond de la "fosse" d'où je pensais d'abord avoir une moins bonne vue alors que ce fut, par chance, tout l'inverse. Non seulement nous voyions très bien la scène, mais en plus le fameux 花道 (hanamichi), passerelle passant parmi les spectateurs et que les comédiens empruntent pour leurs entrées et sorties de scène, était également à portée de regard. C'est un concept vraiment chouette d'ailleurs, ça doit être encore mieux quand on est encore un peu plus proche.

La représentation du soir commence à 16h30 et est divisée en trois parties qui sont en fait trois histoires sans rapport apparent les unes aux autres. La première fois, nous n'avions pas pu rester jusqu'au bout car le kabuki se caractérise entre autres par sa longueur (quatre heures environ cette fois!) et les spectateurs n'assistent pas nécessairement à l'intégralité du spectacle. Néanmoins, aujourd'hui, n'ayant pas d'engagement particulièrement contraignant le lendemain, nous avons choisi de rester jusqu'au bout et Dieu qu'on a bien fait!

Dès la première partie, j'ai eu l'impression que l'ambiance allait être différente de la fois précédente: plus de spectateurs (du moins c'est ce qu'il m'a semblé) et la découverte que le kabuki pouvait être comique. C'est que ça riait déjà bien dans le public, même si je ne pouvais pas comprendre dans le détail pour quelle raison.
D'après ce que nous avons pu saisir, le premier acte racontait l'histoire d'une femme qui, tentant de séduire un homme déjà engagé (partie très drôle apparemment, c'est vrai que le jeu de l'acteur onnagata était assez savoureux), se voyait punir par un tengu qui venait l'attaquer dans son sommeil et en faire une possédée.
Cela veut donc dire que, moi qui adore les tengus (me demandez pas pourquoi, ce n'est pas pour leur côté sexy en tout cas), j'ai non seulement eu la chance d'en voir un version kabuki mais en plus nous avons eu droit à la scène de possession de la femme qui clôturait la première partie.
Malheureusement, nous n'avons pas tellement compris la fin: que signifie le fait de taper sur le taikô quand on est une femme possédée? Qui a tiré une flèche sur le tengu réapparu de nulle part pour la scène finale? Tant de questions qui ne seront pas élucidées pour l'instant.
Ce qui était également assez impressionnant dans cette première partie, c'était la présence, non cachée cette fois, des conteur et musiciens sur le côté de la scène. Le conteur s'en donnait à coeur joie dans les intonations, en particulier pendant la scène phare du tengu. Simplement génial!

... ce qui ne m'a cependant pas empêché de piquer un peu du nez, tout comme Lucie et nos deux voisines. Mais en ce qui me concerne, c'est plus fort que moi: écouter du japonais incompréhensible a un effet soporifique sur moi.
Mais bon, c'était tout de même assez léger, heureusement.

La deuxième partie, qui suivait un entracte d'une demie-heure, s'est avérée beaucoup plus courte et la narration bizarrement découpée. Alors qu'après un nouvel entracte d'un quart d'heure nous croyions avoir affaire au début du troisième acte, nous nous sommes aperçues qu'il s'agissait en fait de la suite de la deuxième partie.
Malgré notre erreur, cette histoire s'est révélée la plus facile à saisir grâce à un japonais étonnamment compréhensible, même pour moi! Je n'en revenais pas de deviner voire de comprendre le sens de certaines répliques. *o*
L'histoire était également la plus amusante des trois, en particulier grâce au jeu d'un onnagata qui incarnait une vieille prostituée sur le déclin. A chacune de ses apparitions sur scène, le public était écroulé.
L'intrigue se déclinait en fait en deux périodes différentes: d'abord l'initiation d'un jeune homme de 23 ans dans une maison close tenue par cette fameuse prostituée pas encore trop âgée. Le héros avoue qu'il voulait savoir ce que c'était d'être avec une femme car il va bientôt se battre en duel et en est terrorisé. La prostituée, semble-t-il experte dans l'art du lancer de couteau (^^; ), finit par lui venir en aide lors du duel en envoyant un couteau dans l'oeil de son adversaire.
Deuxième époque, les saisons ont passées ainsi que la fraîcheur de la prostituée. Elle rencontre un jour son ancien protégé, devenu plus puissant et arrogant, dans la même maison close mais celui-ci ne la reconnaît d'abord pas et, après s'être fait raffraîchir la mémoire, la rejette comme une malpropre. En guise de revanche, il subit le même sort que son adversaire et se reçoit un couteau dans la figure (encore douée la mamie!). Cependant, lorsque son serviteur s'en va pour punir la vieille, il le retient car dans le fond, il sait où sont ses torts. Et pourtant, elle l'aimait.

Nouvel entracte de vingt minutes avant d'entamer la troisième et ultime partie de la soirée, très différente des précédentes. Si la seconde faisait la part belle aux dialogues et au comique, celle-ci fut la plus visuelle et la plus musicale, sans compter les célébrités présentes dans la distribution.
Eh oui, nous avons eu la chance de voir un acteur de kabuki populaire au point de faire de la publicité pour une célèbre marque de thé. Ichikawa Ebizô XIème du nom, ça vous dit quelque chose? Ma foi, je ne suis pas une experte mais je crois qu'il n'a pas volé sa réputation vu le numéro époustoufflant qu'il nous a servi. En femme resplendissante dans son kimono flambloyant rouge et or et accomplie dans l'art de la danse des éventails, ou transformé en féroce démon au maquillage furibard et à la chevelure à faire pâlir le plus customisé des personnages de Dragon ball (je voulais justement voir ce genre de personnage typique du kabuki), il n'a pas démérité.
L'intrigue n'était pas très claire mais alors, nous en avons pris plein les mirettes, croyez-moi! Le décor, qui n'a pas bougé pour une fois, était sublime: un paysage typique d'automne avec des érables rougeoyants, en arrière-plan un lac au creux d'une vallée, et au centre de la scène un pin majestueux. De nombreux narrateurs chanteurs et des joueurs de shamisen se trouvaient même sur scène, inclus dans le décor pour une fois.
Quant aux personnages, ils portaient tous de magnifiques costumes très colorés (en particulier la ribambelle de courtisanes présentes) et se sont illustrés dans diverses chorégraphies et poses caractéristiques de leurs rôles respectifs. Splendide!
De même les éclairages et l'instrumentalisation jouaient un rôle essentiel, en particulier à la fin pour ménager l'apparition du démon, annoncée par un vacarme de percussions, et la bataille qui s'en suit.
Finalement, le démon grimpe sur le pin alors que son adversaire le regarde d'en-bas et des feuilles d'érable se mettent à tomber sur scène tandis que les comédiens prennent la pose ultime.

Nous sommes ressorties toutes éblouies et avec l'envie irrésistible de devenir des régulières du kabuki-za. Seul point négatif: j'ai très peu apprécié le mépris avec lequel m'a traitée une vendeuse lorsque je lui ai demandé la permission de feuilleter le programme, dans l'espoir d'y trouver des photos du spectacle. Elle a dû faire encore plus la tronche quand je suis repartie en lui laissant son précieux bouquin, salope!

Mais enfin, c'est si peu comparé à l'enthousiasme qu'a suscité en moi la représentation de ce soir. Je veux y retourner et, accessoirement, j'ai une envie soudaine de voir une pièce de Molière ou d'aller à l'opéra. A Vienne aussi, tant qu'on y est!
Oui, il y a des jours, ça me prend comme ça. Il faut dire aussi que mon week-end a aussi stimulé mes envies culturelles avec notamment le concert de l'ensemble Lysblanc, l'orchestre de l'université qui se produisait à la chapelle de Shirayuri. Moi qui, à part quelques morceaux éparses, n'étais pas spécialement portée vers la musique classique, je crois que j'ai changé mon fusil d'épaule. Et puis, que de nostalgie! pas forcément directement liée d'ailleurs, mais j'en ai versé quelques larmes.

Quoi qu'il en soit, les vacances commencent bien! ^o^
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Vitrine magique [Dec. 9th, 2006|12:54 am]
Eli
[Current Mood |nervousnervous]

C'est encore moi! Pour une fois que je ne rentre pas trop tard le samedi j'en profite pour passer par ici, après une journée rendue insupportable par les caprices du ciel. Pluie du matin au soir et froid de canard, ça rime.
Et malgré cela, je suis sortie toute la journée, une fois de plus en compagnie de trois étudiantes du CSW: Yuuki, Yukari et Ayoko/Ayaka (j'ai eu un doute sur son prénom pendant toute l'après-midi ^^; ). Mais pour une fois, Lucie n'était pas de la partie, phénomène tellement rare que le primeur chez qui nous avons coutume de faire nos courses me l'a fait remarquer! C'est qu'il s'est habitué à nous maintenant, je crois même que je n'ai plus besoin de lui dire ce que je veux acheter. *lol*

Pour en revenir à ma sortie, nous sommes donc allées nous promener dans la très agréable ville de Kawagoe, située dans le Saitama-ken et où habite Yuuki. Nous avons déambulé dans la partie traditionnelle de la ville qui a conservé des maisons en bois à l'ancienne, pour beaucoup reconverties en magasins de nourriture et souvenirs typiquement japonais.

Kawagoe sous la pluieCollapse )

Bref... en vérité, ce post visait en premier lieu à célébrer un grand événement qui s'est produit cette semaine: j'ai enfin fait le ménage dans mon appartement! J'étais tellement contente d'avoir transformé mon capharnaüm en quelque chose de présentable et propre que j'ai eu un petit coup de folie nocturne et j'ai pris des photos d'à peu près tout ce qui me tombait sous la main. De toute façon, j'avais déjà l'intention de montrer certains de mes accessoires récemment acquis donc c'était l'occasion.
Ennemis du matérialisme, passez votre chemin!
Je n'ai néanmoins pas photographié tout mon appartement car il me reste encore un peu de rangement à faire ça et là. Ce sera donc pour une prochaine fois.

J'en profite avant cela pour mettre des photos du cours d'ikebana auquel j'ai pris part dimanche dernier, encore dans le cadre d'une sortie CSW.

Ikebana, première expérienceCollapse )

AppartementCollapse )

Accessoires en vracCollapse )

Et devinez quoi?? J'ai réussi à prendre mes purikuras en photo!

PurikuraCollapse )

***


Voilà, j'ai dû faire le tour. Comment ça j'aborde toujours les sujets dont tout le monde se fout? Oui eh bien, je ferai mieux une prochaine fois.

En attendant, demain est un jour à marquer d'une pierre blanche car, après un mois et demi de tergiversations, j'ai... un rendez-vous avec Waseda. Si si, souvenez-vous, le festival de l'université, la vente de gâteaux français, les numéros de téléphone échangés...
Après l'avoir poussé tant que je pouvais à m'inviter (car c'est bien beau de répéter 遊ぼう! mais faudrait-il encore proposer quelque chose), je me retrouve bien bête car je n'ai plus aucune envie de le voir.
Pour dire les choses simplement, il ne me plaît pas. Mais c'est un peu tard pour l'envoyer ballader maintenant. J'essaie de me dire qu'une sortie n'engage à rien, au moins, et qui sait? je vais peut-être avoir une bonne surprise (mais j'en doute très fortement).
En tous les cas, si ça ne marche pas, je peux compter sur trois ou quatre copines de la fac qui souhaitent presque aussi désespérément que moi me caser avec le gars idéal. Elles sont plusieurs à vouloir organiser des 合コン (goukon), ces rencontres arrangées entre un nombre égal de garçons et de filles célibataires, pour me présenter à leurs amis. Je ne sais pas si je dois m'en réjouir ou craindre le pire mais pour l'instant je leur ai clairement fait comprendre que je n'étais pas prête à aller jusque là! やばい! Je leur répète que je serais bien trop 恥ずかしい dans une telle situation et elles m'assurent que "pas du tout", en se marrant. Ben tiens...
Lucie aussi a peut-être un joker sous la main pour moi. Ca va finir par être pire qu'à la foire si ça continue comme ça.

Mais finalement, moi, je ne sais pas ce que je veux.

Je verrai bien ça demain. Rendez-vous à Shibuya en milieu d'après-midi pour ensuite filer à Minatomirai, à Yokohama. Un lieu fait pour les couples en plus, chouette! -_-;
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Réapparition [Dec. 2nd, 2006|11:51 pm]
Eli
[Current Mood |satisfiedsatisfied]

Ouahou, je n'avais pas l'intention de poster ici avant encore un bon moment mais finalement, répondre aux quelques commentaires qui se battaient en duel sur les précédentes notes m'a donné envie de donner un peu de mes nouvelles.
Un mois de silence radio, ça fait long, surtout lorsque l'on vit au Japon et que chaque jour ou presque apporte son lot de choses passionnantes.

De la lecture et des photos pour me rattraper... un peuCollapse )

Ben finalement, j'ai quand même écrit beaucoup. Je relirai pas donc pardonnez les erreurs et les répétitions. (mais à qui je m'adresse au juste?)
Pour plus de photos, notamment de Kyôto, Yokohama et Shibamata (en vrac), je vous invite à aller faire un tour par là:

http://s103.photobucket.com/albums/m129/eli_street/


La prochaine fois, dans un esprit honteusement matérialiste, je préparerais bien une petite vitrine de tous les accessoires que j'ai pu acheter. Certains pourraient être surpris... voire effrayés! (Ami, tu risques de déguerpir aussi sec xD)

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ありえないっつの! [Nov. 3rd, 2006|02:49 am]
Eli
[Current Mood |excitedexcited]

Et voilà, Lucie et moi venons de finir Hana yori dango et... quelle déception! Bien sûr, c'est mignon à souhait et tout ce qu'on veut, le dénouement nous convient mais... tout ça pour un mini bisou à contre-jour??? Rhah, ces Japonais! Qu'est-ce que l'on a pu pester contre la télé ou lancer divers encouragements aux personnages pendant notre petite séance, ça devient vraiment grave cette affaire xD
Et dire que la suite du drama ne sera diffusée qu'en janvier prochain, comment va-t-on faire jusque là?!

En vérité, nous sommes déjà en train d'étudier la question et nous nous sommes d'ailleurs fait un peu remarquer au vidéo club lorsque nous envisagions les différents dramas que nous voudrions découvrir. Il faut dire que ce soir, nous étions d'une humeur particulièrement joviale. Je ne sais pas ce qui nous arrive dernièrement mais nous passons notre temps à rire comme des bécasses de tout et n'importe quoi.

Tout ça pour dire que Hana yori dango, on adore mais il nous en faut plussss! *.*

Note pour moi-même: aller au Starbucks le jeudi soir, c'est le jour des jeunes et beaux vendeurs...



Vous croyez que je suis encore récupérable ou j'ai définitivement touché le fond?
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学園祭 [Nov. 2nd, 2006|02:15 am]
Eli
[Current Mood |goodgood]

Au lieu de ranger bien sagement tous les cartons encore pleins qui encombrent mon tout nouvel appartement, je vais sacrifier une bonne part de mon précieux temps car je brûle de vous conter mes aventures de ces derniers jours.

Ce week-end avait donc lieu le 41e festival de mon université, événement que j'attendais avec impatience avant même mon arrivée au Japon. Il est vrai que ce n'est pas en France que l'on risque d'organiser ce genre de fête, je n'imagine même pas ce que cela pourrait donner à Jussieu. Mais il me semble qu'au Japon, toute école se doit d'avoir un festival digne de ce nom et tout le monde ici s'est donné un mal fou pour que cela soit réussi.
Ainsi, la journée du vendredi fut consacrée à la préparation des festivités qui se tenaient tout le week-end sur le campus.

Lucie et moi avons bien sûr passé les deux jours à flâner ensemble dans l'université, à la découverte de toutes les activités (et de tous les stands de bouffe...) mises en place pour l'occasion.


Samedi: Première impressions, Pompom girls, Ikebana, Calligraphie, ConcertsCollapse )


Dimanche: Cérémonie du thé, vente de gâteaux, The Final Festival feat. Hiraoka YuutaCollapse )

C'est ici que mon report sur le festival s'achève. La soirée du dimanche fut beaucoup moins glorieuse puisque je l'ai passée dans le ménage et les cartons. J'ai même été contrainte de faire une nuit blanche pour finir tout juste à temps lorsque les déménageurs sont arrivés le lundi à 9 heures et quelques.
A peine 10 minutes et l'appartement était vidé, j'étais soufflée par leur maîtrise!
L'installation dans les nouveaux appartements a été, elle, un peu plus longue, d'autant plus qu'avant de pouvoir entrer, une cérémonie avait été organisée pour la bénédiction de la nouvelle maison. Au programme, prières, chants catholiques en japonais, bénédiction de chaque chambre et visite de tous les participants dans nos appartements... Puis pour fêter dignement notre installation, nous avons eu droit à un buffet avec sushis, mini-sandwiches et gâteau alcoolisé. Miam!
Ce n'est qu'après que les déménageurs ont pu commencer leur travail.

Mon nouvel appartement est super: tout neuf, beaucoup plus grand que le précédent (je suis sûre que je pourrais faire dormir deux personnes dans la penderie) et à deux pas de l'université. Il ne me reste plus qu'à finir de vider mes cartons et faire un peu de ménage pour le rendre un peu plus présentable et le personnaliser.
Mais vu le temps que j'ai mis pour raconter mon week-end, je crois que je peux remettre le rangement à demain... Heureusement que vendredi est férié, jour de la Culture oblige ^-^
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(no subject) [Oct. 26th, 2006|09:37 pm]
Eli
La révélation! Je viens de découvrir, après plus d'un an d'ignorance, l'identité du groupe que j'avais vu l'été dernier au Meguro Rock Maykan et dont je n'avais jusqu'alors pas trouvé trace. Il s'agit donc de......
P*route, le glorieusement nommé! Mince alors, ça fait des mois que j'entends parler de ce nom et que je m'en moque et voilà que j'apprends de qui il est question. Ne me demandez même pas comment j'en suis arrivée à trouver la clé du mystère, je l'ignore moi-même. Je sais simplement que j'étais censée faire le ménage et que je me suis perdue en route sur internet xD Ca peut conduire loin ces choses-là.
Je suis sûre de moi, je reconnais le chanteur super beau gosse, le guitariste tout bronzé et le bassiste à dreds (bizarrement le batteur je l'avais complètement oublié) xD. Le truc cool c'est que si tout se passe comme je l'ai prévu, je vais les retrouver le 24 novembre dans un event aux cotés de RABBIT.
Il va falloir que je dise ça à Kei, puisqu'on en avait parlé fut un temps lorsque nous discutions de l'event en question.

Tout ça pour dire que malgré ce que laisse croire l'état d'abandon de mon lj, je suis toujours en vie et je profite de chaque jour au Pays du soleil levant. Déjà plus d'un mois que je vis ici, le temps passe à une allure incroyable, je ne vais pas voir la fin de l'année arriver. Nous n'en sommes pas encore là, remarquez.

J'avais promis de raconter l'un de mes week-ends en détails et en images mais vu le retard que j'ai pris dans mes mises-à-jour, je jette l'éponge en espérant être plus efficace la prochaine fois. Mon quotidien est trop chargé et ne me laisse pas suffisamment de temps pour donner de mes nouvelles, que ce soit ici ou par mail. Quant au courrier, je n'en parle même pas! Ce n'est pourtant pas l'envie qui me manque d'envoyer des lettres à mes amis en France mais je n'ai pas été fichue de trouver un instant de répit pour m'atteler à la tâche.
D'ailleurs, si vous pouviez me faire parvenir vos adresses par email, ça me motiverait peut-être davantage ^_^

Quoi de neuf?Collapse )

Je vous laisse en vous livrant le mot de la semaine:

roulotte


Si vous voulez asticoter vos amis japonais, essayons donc de leur faire dire ça. Nous nous sommes tapées un super délire avec deux étudiantes qui avaient un exercice de lecture à préparer dans lequel le mot "roulotte" figurait à chaque page. Les pauvres! Mais au moins, on s'est bien marrées toutes ensemble.

PS: Je veux aller à Osaka!
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忘れないから [Oct. 17th, 2006|11:59 pm]
Eli
[Current Mood |tiredas usual]
[Current Music |Wail]

[French entry cause i have so much to say that it would take me days to write it down in English. There are lots of pics under the cuts, though]

Après deux tentatives infractueuses d'écrire un post en entier ces derniers jours, je persiste et signe pour faire mon come back sur lj après un silence qu'il ne me sera de toute façon pas possible de rattraper intégralement. Il faut dire que regarder la télé tout en écrivant n'aide pas spécialement à la concentration, surtout quand il s'agit d'un tout nouveau drama bien fendard, のだめカンタビレ (Nodame Cantabile) que je vous recommande, et surtout de l'incontournable SMAPXSMAP. Croyez-moi, ça payait, j'ai laissé échapper je ne sais combien d'éclats de rire en particulier grâce à KimuTaku costumé en caniche/lapin rose (Lucie et moi ne sommes pas d'accord sur la question lol) xD
En parlant de télé, j'ai loupé le début du drama たったひとつの恋 (Tatta hitotsu no koi) samedi dernier mais il faut absolument que je pense à regarder le deuxième épisode, non pas parce qu'une partie des KATTUN sont présents dans le casting (m'en fous d'eux) mais parce que l'invité le plus intéressant du festival de l'université en fait également partie, à savoir Hiraoka Yuuta. Eh oui, il faudrait peut-être songer à se renseigner sur lui, la fête approche tout de même et on voudrait éviter de se pointer en parfaites touristes à sa conférence.

Bref, pourquoi je parle de ça moi? Sans doute car j'ai tant de choses à raconter que je ne sais pas par quoi commencer. Je vous épargnerai néanmoins mes mésaventures informatiques qui ont duré une dizaine de jours pour finir par se régler vendredi dernier.
Allez hop, je remonte ma petite pendule du temps jusqu'au dimanche 8 octobre pour reprendre les faits marquants de ma petite vie dans un ordre à peu près chronologique.

Dimanche 8 octobre: ConcertCollapse )

Lundi 9 octobre: KamakuraCollapse )

Mardi 10 octobre: KabukiCollapse )

Mercredi 11 et Jeudi 12 octobre: vie universitaireCollapse )

A SUIVRE~ J'essaierai d'éditer demain pour raconter mon week-end car je n'en peux plus. Et j'ai encore mon discours sur le kabuki à finir avant de m'accorder le droit d'aller me coucher.
Lisez bien surtout, c'est un ordre, après les heures que je viens de passer là-dessus!
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